Dérive à l’école, école à la dérive…

19/02/2010 12:09 par dlr14ème_62

  • Dérive à l’école, école à la dérive…

    Dérive à l’école, école à la dérive…

    19/02/2010 12:09 par dlr14ème_62

La campagne régionale en Ile-de-France, particulièrement intense, m’accapare énormément, ce qui explique ma petite absence durant la semaine écoulée sur ce blog. Tous ces efforts déployés par nos candidats et nos militants sont d’ailleurs féconds, ne serait-ce que sur le terrain des sondages, qui nous situent d’ores et déjà à égalité avec le MoDem… 

La campagne régionale en Ile-de-France se déroule sur une multitude de terrains et de thèmes. En particulier sur celui du regain de violence en milieu scolaire, qui provoque depuis une semaine la légitime protestation des enseignants et des élèves et s’étend progressivement à de nombreux établissements de la région. 

Le PS et l’UMP - sans doute parce qu’ils n’ont pas envie de parler des dossiers, tels les transports, où la Région exerce des compétences prioritaires (le bilan de M. Huchon comme le projet de Mme Pécresse n’étant manifestement pas vendeurs) - polémiquent à qui mieux - mieux sur la question de la violence dans les collèges et les lycées, se stigmatisant l’un l’autre. 

Au risque de surprendre, je ne rentrerai pas dans ce mauvais débat : bien sûr, la Région peut clôturer les lycées et les pourvoir en vidéosurveillance. Bien sûr, c’est nécessaire, et ce sont d’ailleurs des mesures que nous proposons nous-mêmes dans notre projet pour l’Ile-de-France. Mais, comme on s’en doute, ces solutions sont très loin de répondre à l’intégralité du problème posé, lequel dépasse même la seule question de la sécurisation des établissements. 

Tout d’abord, il est bien évident que la Région n’est que très marginalement compétente dans ce domaine dans la mesure où ce sont les services de l’Etat, police, justice et Education nationale qui sont en première ligne. A cet égard, il est étrange de voir Mme Pécresse, ministre d’un gouvernement qui veut supprimer la clause générale de compétence des collectivités territoriales pour les recentrer sur leur cœur de missions, accuser la Région Ile-de -France d’inertie et la mettre en cause comme si c’était elle la première responsable ! 

C’est au ministère de l’Education nationale de doter les établissements en personnels d’encadrement en nombre et en qualité appropriés. Comment imaginer que des équipes de surveillants en sous-effectif chronique, même renforcé de 2 ou 3 contrats précaires d’étudiants, vont pouvoir efficacement prévenir et contrer les intrusions violentes des bandes ? C’est se moquer du monde et on ne peut que partager la colère des enseignants comme des élèves à l’endroit d’un ministre de l’Education nationale qui nie le problème pour des raisons d’économies comptables, tout en récusant le « droit de retrait » (la faculté pour un fonctionnaire de cesser le service en cas de danger sans perte de rémunération) invoqué par les professeurs confrontés à la violence ordinaire. 

Pour autant, un surcroît de moyens humain, même s’il est nécessaire, ne traiterait que la conséquence du problème et non la cause. La racine du mal, comme le souligne Jean-Paul Brighelli sur son blog, c’est le renoncement du monde des adultes à fixer des limites à une jeunesse de plus en plus en mal de repères. Moins on reconnaîtra comme tel l’irrespect, plus l’irrespect se renforcera dans la mesure où la question sous-jacente posée par ces attitudes est celle du « jusqu’où puis-je aller dans la contestation de l’autorité ? » 

Pour résorber à la racine la dérive de l’école, qui est celle de l’école à la dérive, il faut d’urgence pratiquer à tous les étages de l’Education nationale la tolérance zéro, une politique de ferme reprise en main qui cesse d’abandonner de manière irresponsable, en dernier ressort, les enseignants, de les utiliser comme ultime rempart aux défauts de comportement de toute une société. 

A cet égard, il me paraît urgent de : - Rendre aux enseignants et aux proviseurs un vrai pouvoir de sanction, que l’on a confié à tort à un conseil de discipline prompt à minimiser les choses ; - Remettre au goût du jour les exclusions définitives des fauteurs de troubles irrécupérables des établissements scolaires – trop souvent freinées par les autorités, voire carrément annulées par les préfets ! – quitte à créer des structures spécialisées pour les accueillir. Pratiquer la tolérance zéro à l’école est autant une question de volonté que de moyens. Combien de temps faudra-t-il encore attendre ? 

 

NDA 

Israël : un Etat terroriste comme les autres ?

19/02/2010 08:57 par dlr14ème_62

  • Israël : un Etat terroriste comme les autres ?

    Israël : un Etat terroriste comme les autres ?

    19/02/2010 08:57 par dlr14ème_62

S’il est une chose qui a le don de nous irriter, c’est la distorsion du traitement de l’information en générale, et en France en particulier. L’assassinat d’un responsable du Hamas à Dubaï ayant eu lieu récemment, nous en apparaît comme un réel exemple. Nous ne ferons certainement pas l’apologie du Hamas qui, à l’instar du Sionisme, ne trouve guère grâce à nos yeux tant ils véhiculent tous deux des idées fascisantes, autoritaires et anti – démocratiques. Tous deux ne sont que des manipulateurs, des exploiteurs de la misère humaine et de grands hypocrites.  Non, ici c’est la différence du traitement accordé par les médias et nos dirigeants à cette action condamnable. Ce qui nous dérange ici, c’est de constater qu’un commando appartenant à un Etat, ce soit infiltrer illégalement sur le territoire d’un Etat souverain pour y assassiner le ressortissant d’un autre Etat. Si ce type d’action avait été réalisée par un commando Libyens, Iraniens, Syriens ou Nord – Coréen, que n’aurions – nous eu de cesse d’entendre les médias qui nous aurait matraqué à grands renforts de superlatifs discréditant, pour condamner cette action infamante. Mais là, Israël oblige, il y a différence de traitement. Le mutisme irrespectueux des dirigeants israeliens sur cette affaire ne change rien au contraire. Même le quai d’Orsay tente de minimiser l’affaire. Il est vrai que l’obséquiosité est devenue une marque de fabrique de notre ministre des affaires qui lui sont étrangères. Mais en quoi donc l’Etat d’Israël est-il différent des autres ? Est-il supérieur à tous ? Pourquoi ce régime particulier ? Déjà soupçonné de « crimes de guerre », voir à la limite du « crime contre l’humanité », voilà maintenant que cet Etat se vautre dans la fange du terrorisme. Mais en aucun cas cela lui est reproché ! L’affaire étant trop grosse pour être cachée, nos courageux diplomates, suivis en cela par nos non moins courageux journalistes, ont simplement reproché l’utilisation frauduleuse par les agents du Mossad de l’identité de ressortissants français. Mais, à l’inverse de Londres ou Dublin, Paris ne semble pas décidé à aller au-delà d’un simple sermon. Nous disons qu’il est grand temps de rappeler aux dirigeants israeliens qu’ils ont, comme tout Etat, des droits mais aussi des devoirs. Le respect des droits de l’homme et  de la souveraineté d’un Etat font parti de ces devoirs. Enfin, nous rappelons à l’Etat d’Israël que le crime, la torture, la propagande et la fraude sont les principaux attributs des dictatures et appelons les citoyens d’Israël à méditer sur cela. Un sérieux travail sur les consciences reste à réaliser dans ce pays. 

 

Le comité DLR14ème circonscription

Mémento du républicain

18/02/2010 14:54 par dlr14ème_62

  • Mémento du républicain

    Mémento du républicain

    18/02/2010 14:54 par dlr14ème_62

Memento du républicain

Auteur : André Bellon, Anna Fauconnier, Jérémy Mercier, Henri Pena - Ruiz

Edition : Mille et une nuits

Collection : Petits libres à l’unité

Date de parution : mars 2006

ISBN : 2842059433

 

Ce mémento didactique rappelle les principes de cette République dont se revendiquent les différentes écoles de pensée, fruits d’histoires diverses. En précisant le sens de ces principes, il fait face aux attaques portées contre la République : attaques idéologiques venues d’intellectuels (colonisation), mais aussi celles liées à l’actualité économique et sociale ou à l’évolution des relations internationales (Europe, mondialisation). Son dessein est de démontrer la pertinence du modèle républicain à l’époque de la mondialisation et de son corollaire, la crise de la démocratie.

NDA sur radio Alpha

18/02/2010 14:34 par dlr14ème_62

  • NDA sur radio Alpha

    NDA sur radio Alpha

    18/02/2010 14:34 par dlr14ème_62

NDA sera l’invité de Radio Alpha vendredi 19 février à 19h00

Fin de la PAC, fin de l’autosuffisance alimentaire

18/02/2010 12:29 par dlr14ème_62

  • Fin de la PAC, fin de l’autosuffisance alimentaire

    Fin de la PAC, fin de l’autosuffisance alimentaire

    18/02/2010 12:29 par dlr14ème_62

La crise du lait a eu le mérite de poser le problème de la réforme de la PAC, qui a abouti au démantèlement du prix de soutien et autorisé une baisse du prix de certains produits agricoles en-dessous du prix de revient des agriculteurs. Retour sur un immense gâchis.

La fin d’une politique européenne

A la base, la Politique Agricole Commune est née de la volonté du Général de Gaulle, qui en a imposé la constitution dans les années 60, au grand bénéfice de l’agriculture Française. Le principe de départ était le suivant : assurer une plus grande autosuffisance alimentaire à l’Europe (des 6, alors). La stratégie suivie était d’assurer des prix de soutien aux produits agricoles pour permettre aux agriculteurs de gagner leur vie, et également de promouvoir les exportations.

Ce système s’est buté aux excédents des années 80, qui ont nécessité un rachat de certains produits, en surproduction. Depuis, sous une double pression, interne (Commission Européenne, alliée aux Etats dont l’agriculture est peu développée) et externe (OMC, Etats-Unis, pays émergents exportateurs), l’Europe démantèle doucement mais sûrement la PAC, supprimant notamment les prix de soutien qui garantissaient aux producteurs un prix suffisamment rémunérateur.

Une agriculture sacrifiée

Comme le souligne Jacques Berthelot dans une tribune publiée par le Monde, le démantèlement progressif de la PAC a provoqué un fort affaiblissement de la balance commerciale de l’Union Européenne puisque le déficit de nos échanges alimentaires est passé de 11 à 24 milliards d’euros de 2000 à 2008, malgré un excédent maintenu avec les Etats-Unis. Bref, l’autosuffisance, qui était le but des pères fondateurs de la PAC, est de plus en plus un lointain mirage…

Plutôt que des subventions, il faudrait à nouveau imposer un prix de soutien aux prix agricoles pour assurer que les agriculteurs puissent vivre de leur travail. Certains objecteront que cela pénalise les pays émergents exportateurs, mais cela n’aurait pas forcément que des effets négatifs. En effet, cela leur permettrait de davantage se focaliser sur les cultures vivrières plutôt que de se concentrer sur des produits d’exportation dont la variation des cours peut se révéler désastreuse.

Une nécessaire régulation

En outre, l’image d’un protectionnisme scandaleux à l’égard des pays du Sud est complètement abusive puisque si l’on exclut le Brésil, l’Argentine, le Chili, la Thaïlande et la Malaisie, le déficit alimentaire des autres pays du Sud se monte à 79 milliards. Bref, la libéralisation ne profite qu’à un tout petit nombre et peut condamner les cultures vivrières de pays où la réforme agricole n’est pas suffisamment avancée. Le libre-échange peut handicaper le développement de certains pays.

Car n’oublions pas que le développement économique passe toujours par un développement de l’agriculture. L’humanité n’a pas forcément à gagner à laisser se développer une trop grande concentration de la production agricole. En effet, si la production est trop concentrée, alors une catastrophe climatique dans un ou deux pays pourrait provoquer un manque de nourriture qui produirait des famines. Une répartition moins concentrée de la production est plus sûre.

Bien sûr, le libre-échange porte en lui des bénéfices. Mais dans le cas de l’agriculture, les pays doivent pouvoir choisir d’être auto-suffisant pour se prémunir d’une dépendance vis-à-vis de l’étranger et des dangers que feraient porter une trop grande concentration de la production.

Laurent Pinsolle

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/

La dictature UMP de plus en plus contestée

18/02/2010 12:20 par dlr14ème_62

  • La dictature UMP de plus en plus contestée

    La dictature UMP de plus en plus contestée

    18/02/2010 12:20 par dlr14ème_62

La démission de Béatrice Permuy illustre bien le fait qu’il y a quelque chose de pourris dans l’UMP. Et que dire de l’accès de mauvaise humeur de Thierry Lazaro, figure emblématique du Gaullisme local qui aura été traité par Paris comme un moins que rien. Cela ne fait que conforter la position prise il y a quelques années par les cadres de DLR vis-à-vis de l'UMP, ce parti totalitaire, inféodé  au bon vouloir d’un autocrate absolu trônant à l'Elysée. Aujourd’hui, beaucoup de militants et de sympathisants, ainsi que des élus comme Béatrice ou Thierry refusent ce rôle de godillot qu'on veut leur faire jouer au sein de l’UMP. L’esprit de révolte et de liberté semble souffler de nouveau. Nous les invitons tous  à intégrer la grande famille des gaullistes sincèrement attachés à une « certaine idée de la France  ». Pour qu'enfin triomphe cette idée, rejoignez - nous !

 

Le comité DLR de la 14ème circonscription

 

Lâcher de ballons le 14 fevrier 2010 devant le fouquet's

18/02/2010 08:05 par dlr14ème_62

  • Lâcher de ballons le 14 fevrier 2010 devant le fouquet's

    Lâcher de ballons le 14 fevrier 2010 devant le fouquet's

    18/02/2010 08:05 par dlr14ème_62

http://www.dailymotion.com/video/xc9vyl_lâcher-de-ballons-le-14-fevrier-201_news

Interview sur RMC

18/02/2010 08:02 par dlr14ème_62

  • Interview sur RMC

    Interview sur RMC

    18/02/2010 08:02 par dlr14ème_62

http://www.dailymotion.com/video/xc9elc_interview-sur-rmc_news

NDA sur Beur FM

18/02/2010 07:59 par dlr14ème_62

  • NDA sur Beur FM

    NDA sur Beur FM

    18/02/2010 07:59 par dlr14ème_62

NDA sera l’invité de Beur FM jeudi 25 février à 18h15.

L’euro, rattrapé par ses contradictions originelles, est à la croisée du destin

17/02/2010 13:08 par dlr14ème_62

  • L’euro, rattrapé par ses contradictions originelles, est à la croisée du destin

    L’euro, rattrapé par ses contradictions originelles, est à la croisée du destin

    17/02/2010 13:08 par dlr14ème_62

Dans une remarquable chronique, l'éditorialiste économique Martin Wolf constate l'impasse actuelle de l'union monétaire européenne, incapable de mobiliser le minimum de solidarité entre ses membres pour assurer sa propre survie. De deux choses l'une : soit l'Allemagne cesse d'imposer sa vision irréaliste de la monnaie et de mener une politique économique de cavalier seul, contradictoire avec les besoins de ses partenaires, soit la monnaie unique s'enfoncera dans des tensions insurmontables.
 
De l’importance d’importer
Par Martin Wolf - Le Monde économie - édition du 15 février 2010
La crise financière de 2009 s'est transformée en angoisse budgétaire pour 2010. Cela est particulièrement vrai dans la zone euro. Fin janvier, les écarts de taux d'intérêt sur les obligations grecques et les Bunds allemands ont atteint 3,86 points de pourcentage. Il existe aujourd'hui un risque de crise de confiance "autogénérée" qui pourrait avoir des conséquences néfastes pour d'autres membres vulnérables de la zone.
L'opinion courante est que les crises de ce type résultent des mauvaises politiques menées dans certains pays. On évoque leur trop grande souplesse budgétaire et la rigidité de leur économie. Le fruit de pareils péchés est l'austérité. Et ce n'est qu'après une longue période de pénitence que la brebis égarée peut revenir dans le troupeau de la stabilité. La Grèce tient à la perfection ce rôle de pécheur : Athènes reconnaît même avoir "trafiqué" ses statistiques officielles.
L'Irlande et l'Espagne ont aussi connu de spectaculaires détériorations de leur déficit public -il devrait s'être creusé, respectivement, de plus de 12 % et de 10 % du produit intérieur brut (PIB) entre 2007 et 2010. Or ces pays n'étaient jusqu'ici guère connus pour leurs errements budgétaires.
L'opinion courante voudrait également qu'une fois effectuées les corrections nécessaires en termes de dépense publique et de flexibilité, les pays concernés retrouvent le chemin de la croissance, comme ce fut le cas pour l'Allemagne après les douloureux ajustements opérés par Berlin au début de la décennie 2000.
Cette même opinion estime par ailleurs que l'existence d'énormes déséquilibres entre les balances des comptes courants au sein de la zone euro n'a aucune influence ni sur le problème ni sur sa solution. Car il n'y aurait pas plus de raison de s'inquiéter de ces déséquilibres que de s'inquiéter de ceux que l'on peut observer entre les divers Etats des Etats-Unis.
Cette opinion répandue est, hélas, stupide. Car si les décideurs n'en prennent pas conscience, ces déséquilibres risquent de conduire la zone euro vers de fortes tensions. L'affirmer est certes brutal mais tant que la Banque centrale européenne (BCE) tolérera une faible demande dans l'ensemble de la zone euro tout en laissant les pays du centre, au premier rang desquels l'Allemagne, présenter des excédents commerciaux massifs, il sera pratiquement impossible pour les membres les plus faibles de sortir du piège de leur insolvabilité. Le problème auquel ils sont confrontés ne peut en aucun cas être résolu par la seule austérité budgétaire. Ils ont besoin d'une énorme relance de la demande extérieure comme débouché à leur production.
Le point commun des pays en difficulté est qu'ils ont bénéficié de booms alimentés par le crédit. Leurs secteurs privés ont dépensé infiniment plus qu'ils ne gagnaient, faisant gonfler les recettes fiscales, contractant la dépense publique et générant des déficits commerciaux gigantesques mais aisément financés. Cela a également bénéficié aux exportations et à l'activité économique de leurs partenaires commerciaux.
Puis est arrivé le crash. Le nombre des emprunteurs privés solvables s'est réduit comme peau de chagrin. La dépense privée s'est effondrée, tout comme, par voie de conséquence, les positions budgétaires. L'emprunt public a remplacé l'emprunt privé comme contrepartie à des déficits extérieurs importants, mais en voie de contraction.
Que se passerait-il si les gouvernements réduisaient eux aussi leurs dépenses ? Dans une économie privée de la possibilité de compenser l'austérité par des mesures sur la monnaie ou le taux de change, toute réduction des dépenses peut conduire à une réduction au moins équivalente de la production à court terme. Vouloir réduire le déficit budgétaire de 10 % du PIB exigerait une réduction réelle de 15 % du PIB, en prenant en compte la baisse consécutive des recettes fiscales. Le PIB se contracterait donc lui aussi de 15 %. Cela paraît désastreux - et ça l'est.
Peut-on comparer cela avec la désinflation compétitive menée par l'Allemagne au début des années 2000 ? Une telle comparaison serait inepte.
Tout d'abord, le déficit budgétaire allemand n'a jamais plafonné qu'à 4 % du PIB en 2003. Ensuite, l'Allemagne a compensé l'extrême faiblesse de sa demande intérieure par une demande extérieure vigoureuse, tant de la zone euro qu'au-delà. En vérité, jusqu'à 70 % de l'augmentation du PIB du pays entre 1999 et 2007 est imputable à l'augmentation de ses exportations nettes.
L'Allemagne doit aujourd'hui renvoyer l'ascenseur. Plus précisément, la seule façon pour les pays membres de la zone euro de réduire leurs énormes déficits budgétaires, sans que leurs économies s'effondrent, serait soit de créer une nouvelle bulle du crédit du secteur privé, soit de susciter une forte progression de leurs exportations nettes. La première solution n'est pas souhaitable ; la seconde exige une compétitivité accrue et une demande extérieure soutenue.
Aujourd'hui, il n'existe ni l'une ni l'autre. Avec une devise européenne forte et une inflation faible en zone euro, il est difficile de pouvoir espérer de gagner en compétitivité.
C'est pour cela que les déséquilibres des balances des comptes courants au sein de la zone euro ont leur importance. Non seulement parce qu'un déficit des comptes courants contribue à saper une demande déjà faible, mais encore parce qu'il s'agit de pays entiers, et non de morceaux d'un seul pays.
Leurs électorats ne prendront certainement pas à la légère le fait que leur gouvernement se retrouve insolvable ou que leur pays subisse plusieurs décennies de ralentissement économique. Par ailleurs, si le gouvernement fédéral américain continuera de fonctionner quel que soit l'avenir de la Californie, l'Europe, elle, n'a pas de... gouvernement fédéral.
Alors, que faire ?
Si l'objectif est d'éviter le désastre, la réponse doit être un soutien budgétaire temporaire aux pays en difficulté, une solide demande consolidée dans la zone euro dans son ensemble, et un rééquilibrage substantiel de cette demande, emmené par l'Allemagne.
Le soutien budgétaire devrait être conçu pour empêcher qu'un effondrement de la confiance à court terme déclenche un défaut de paiement. En retour, les pays les plus faibles devraient s'engager dans la voie d'une réduction du salaire nominal et adopter un programme de compression de leurs dépenses.
En dehors de l'aide technique qu'il pourrait apporter, je ne vois aucune raison justifiant une intervention du Fonds monétaire international (FMI). Son immixtion démontrerait en fait que l'Union monétaire... n'en est pas une.
L'autre solution consisterait à laisser les pays vulnérables à la merci des vents contraires. Mais une union monétaire dont le pays moteur, non seulement exporterait la déflation, mais resterait les bras croisés pendant que les autres s'effondrent, irait au-devant de graves ennuis. Seule l'Allemagne est en mesure de décider si elle souhaite ou non que l'Union monétaire prospère.
Cette chronique de Martin Wolf, éditorialiste économique, est publiée en partenariat exclusif avec le "Financial Times". © FT.
(Traduit de l'anglais par Gilles Berton)